Les Intestins

C’est un long tube assurant la digestion des aliments, il s’agit de la partie digestive qui part de la sortie de l’estomac et va jusqu’à l’anus. Il mesure de 7 à 8 mètres et sa surface de contact est de 300 à 400m², ce qui constitue la surface d’échange la plus grande du corps humain devant les poumons (80m²) et la peau (1,73m²). Il est divisé en 2 parties : l’intestin grêle et le gros intestin.

L’intestin grêle

Après que l’estomac est cassé principalement les molécules constituant les aliments en très petites molécules, la digestion continue dans l’intestin grêle où certaines molécules sont réduites à l’état de nutriments. Il mesure dans les 6 mètres environ et est composé de 3 segments :

  • le duodénum en connexion étroite avec le pancréas, (25 cm)

  • le jéjunum

  • l’iléum ou l’iléon (6 m avec le jéjunum)

C’est là où se situe l’écosystème intestinal.

L’écosystème intestinal

L’écosystème est le terme désigné pour parler de l’ensemble formé par la muqueuse, la flore et le système immunitaire qui sont interdépendants des uns des autres et qui vont conditionner l’équilibre digestif de notre santé.

La muqueuse intestinale

C’est le filtre qui représente la seule barrière séparant notre milieu intérieur du milieu extérieur.

Son rôle est de :

  • laisser passer les nutriments,

  • faire barrière contre les substances potentiellement toxiques (virus, parasites, bactéries, …)

Cette muqueuse est une membrane constituée de plis circulaires de 1 cm de hauteur, de villosités de 1 mm de hauteur et de microvillosités qui sont des saillies des villosités elle-même, qui sont soudées les unes aux autres par structures appelées jonctions serrées.

La muqueuse n’est pas étanche, elle laisse passer des molécules de petites tailles (minéraux, nutriments essentielles à notre organisme), mais elle s’oppose au passage de micro-organismes, macromolécules et composés toxiques.

Cette structure peut se scinder en 2 étages :

  • dans le premier étage, on retrouve les cellules caliciformes qui secrète le mucus, les entérocytes représentant les cellules absorbantes, et les cellules argentaffines secrétant la sécrétine et la cholécystokinine, ainsi que les cellules M immunitaires qui travaillent avec les lymphocytes des plaques de Peyet.

  • Dans le deuxième étage, nous trouvons les glandes de Lieberkühm qui regroupent les mêmes que dans le premier étage ainsi que les cellules de Paneth au rôle immu

La flore intestinale

Quand nous naissons, notre tube digestif est vierge de tous germes. Il lui suffit de 1 à 2 jours pour qu’une flore microbienne se développe. Elle est dû à la flore maternelle lors de l’accouchement. Si la mère à une bonne flore alors le bébé en bénéficiera.

Pour un accouchement par césarienne, la colonisation sera ralentie, et bouleversera en partie le système immunitaire et digestif de l’enfant.

Chez l’adulte, on compte environ 100 000 milliards de bactéries et de levures constituant la flore. En fait, il n’y a pas une flore mais 3 types de flores :

-la flore dominante saprophyte-non pathogène, qui constitue environ 90% de la flore totale et qui se compose de bactéries anaérobies et lactiques, les unes sécrétant de l’eau oxygéné au pouvoir antiseptique et les autres des lactases qui assurent la digestion des produits laitiers.

- la flore sous dominante pathogène se composant de bactéries aérobies (9% de la flore), tel que les Escherichia coli (2000 espèces environ), les entérococcus et les streptococcus. Ces bactéries peuvent migrer vers d’autres organes, c’est ce que l’on appelle le péristaltisme intestinal.

- la flore fluctuante pathogène, les 1% restant est comme son nom l’indique pathogène et est composée de : proteus, clostridium, candida, klebsiella pneumoniae, blastocytes hominis et divers autres staphylococcus.

Une flore intestinale normale contient une levure en petite quantité, le candida albicans qui est plutôt bien toléré tant qu’il reste en petite quantité, dès qu’il commence à coloniser, il entraîne un déséquilibre de tous l’organisme.

Le rôle de la flore est varié :

- régule le transit,

- synthétise les vitamines (la série B et la K), les enzymes et métabolise les hormones,

- empêche les germes pathogènes de se fixer sur la muqueuse, joue le rôle de barrière de défense,

-  permet d’activer des substances médicamenteuses ou non tel que les phyto-œstrogènes de soja lors de la ménopause,

- dégrade les FOS (Fructo-Oligo-Saccharides) permettant la synthèse du N-butyrate dans le côlon, favorisant le développement d’une muqueuse de bonne qualité et protégeant du cancer,

- participe à la digestion car ces bactéries possèdent aussi des enzymes

 

Le Système immunitaire

Le système immunitaire est le plus important de tout l’organisme de par la quantité de cellules immunitaires (lymphocytes, macrophages). Il doit reconnaître les molécules provenant des cellules de notre corps et celles étrangères à notre organisme, différencier les structures inoffensives qui sont utiles et tolérés par le corps (aliments, bactéries amies de la flore) de celles contre lesquelles il doit de défendre. C’est cette fonction de tolérance qui va éviter le développement des hypersensibilités alimentaires et de pathologies.

Les cellules immunitaires synthétisent des anticorps, tel que des Immunoglobulines A(Iga) qui sont chargées de défendre l’organisme contre les germes pathogènes. On les retrouve au niveau de la sphère ORL, génitale, digestif. Elles sont chargées de protéger et de contrôler la prolifération de bactéries nocives.

En assurant la défense de l’organisme contre tous les agents nocifs et en favorisant la tolérance alimentaire, le système immunitaire intestinal participe à l’équilibre de l’écosystème intestinal.

 

Le Gros intestin

Il a une longueur de 1,50 à 1,80 m et un diamètre de 3 à 8 cm, et est composé de 9 segments :

  • la valvule iléo-caecale autrement appelé valvule de Bauhin,

  • le côlon ascendant

  • l’anse hépatique du côlon

  • le côlon transversal

  • l’anse splénique

  • le côlon descendant

  • le côlon iléo-pelvien ou sigmoïde

  • et se terminant par le rectum et l’anus

La muqueuse du gros intestin est formée d’une seule couche de cellules épithéliales d’une épaisseur de 25 à 30 mm séparant ainsi le milieu intérieur (aliments et flore) du sang.

Il y a 2 types de flores : la flore de fermentation se situant au niveau du côlon droit qui transforme les glucides (hydrates de carbone) et la flore de putréfaction au niveau du côlon gauche et qui transforme les protéines.

Quelques déséquilibres intestinaux

L'hyper-perméabilité intestinale

Le déséquilibre de la flore intestinale ou la Dysbiose

Le syndrome de l'intestin/côlon irritable

Le candida albicans

La colite ulcéreuse/rectocolite ulcéro-hémorragique

La maladie de Crohn

Les polypes

L'occlusion intestinale

Le cancer colorectal

La maladie coeliaque

Le lymphome

et bien d'autres ...

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